Tomber 8 fois, se relever 9

1 – Fiche technique de l’ouvrage

Titre : Tomber 8 fois, se relever 9

Parution : 19 Avril 2024
Support : Album – 32 pages

Tranche d’âges : À partir de 8 ans

L’auteur-illustrateur :

Frédéric Marais, élève de la peintre hongroise Vera Braun-Lengyel, étudia l’histoire de l’art et les arts graphiques à l’école Penninghen et à l’ECV (École de Communication Visuelle). Il fut directeur artistique dans une agence de publicité avant de se consacrer entièrement à son activité d’auteur-illustrateur en littérature de jeunesse. Avec retenue et justesse, autant dans ses mots que dans ses illustrations, Frédéric Marais aime travailler et parler du réel à travers des récits de vies exemplaires dont nombre de ses albums rendent compte.

Il a reçu le Prix Sorcière en 2016 pour son album Yasuke aux Éditions Les Fourmis rouges.

À la rencontre de Frédéric Marais :

L’éditeur : 

HongFei est une maison d’édition indépendante spécialisée en Littérature de Jeunesse qui voit le jour en France en 2007. Ses fondateurs Chun-Liang Yeh et Loïc Jacob mettent en avant leur vision de l’édition Jeunesse comme « le lieu d’une rencontre de l’enfant avec » de « grands textes poétiques qui le feront homme ».

Ainsi comme à son habitude, la maison d’édition ne nous donne à voir, avec l’album de Frédéric Marais, qu’un très lointain passé, celui d’une guerre comme celui d’un héros qui « nous paraît étrangement familier ». Les valeurs de courage et de force transcendent et le temps et le sport pour nous attacher à un combat qui est finalement celui de tout homme face à la vie et face à lui-même.

2 – L’histoire

Mars 1915. Eugène, champion de France de boxe, arrive dans les tranchées où une balle reçue en plein visage manque de le tuer. Surnommé « Gueule d’ange », le jeune homme se réveille « gueule cassée ». Après de longs mois de convalescence, il se rétablit et dès la fin de la guerre, reprend la boxe. On l’appelle désormais « Mâchoire de fer ». Il enchaine les compétitions, gagne souvent ses combats, en perd certains, mais ne renonce jamais. Le 2 juin 1923, à New York, Eugène Criqui devient champion du monde !

Frédéric Marais retrace avec sobriété le parcours d’un champion qui, du ring au front et du front au ring se relève en héros.


3 – Le texte :

« On ne juge pas un homme sur le nombre de fois qu’il tombe,

mais sur le nombre de fois qu’il se relève. »

Finalement, la citation de Ligoro Kano rapportée en fin d’ouvrage résume à elle seule toute la force de l’album. Ce dernier est à lire comme une leçon de vie qui invite chacun à surmonter les épreuves auxquelles elle le soumet.

Sur fond de guerre et de boxe ou dans un New-York intemporel, l’auteur lie le destin d’un homme au nôtre autant qu’il lie ce destin personnel à l’Histoire collective, celle qui unit les hommes de tout temps et en tout lieu.

4 – Conclusion

Le récit de vie du champion invite à découvrir l’univers de la boxe, tant pour le sport et ses règles que pour les valeurs qu’il porte

(lien à activer) : Tomber 8 fois, se relever 9

L’évocation de la première guerre, la référence aux gueules cassées sont, elles, l’opportunité d’aborder le conflit, du point de vue des soldats (leurs conditions de vie, les séquelles physiques et nécessairement psychologiques de leurs combats).

Ces séquelles soulignent plus encore le courage du boxeur, sa volonté de se relever en devenant plus fort. C’est un récit qui peut donner l’occasion d’aborder la de force, de volonté, de courage et celle, fondamentale d’estime de soi :

Frédéric Marais, amoureux du 7ème art avoue emprunter au cinéma ses prises de vue.  Son album est dès lors un support privilégié pour le cadrage et ses effets.

Et, pour aller plus loin :

                                                                     

        Caroline GERE, stagiaire à l’Institut International Charles Perrault

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