Un banc pour deux

Un banc pour deux de Sophie Adriansen 

Date de publication : 29 octobre 2024 

Éditions Tom Pousse – Collection Adodys 

Nombre de pages : 128 pages 

Tranche d’âge : À partir de 14 ans 

Mots clés : autisme, HPI, collège, théâtre, intelligence, confiance, adolescence 

« C’est une chance d’être différent. » 

Un banc pour deux raconte l’histoire d’Esmée et Marvin, deux collégiens qui se rencontrent sur un banc au collège. Bien que leurs personnalités et leurs expériences de vie soient différentes, ils nouent une relation profonde. 

Esmée, une jeune fille autiste, éprouve des difficultés à interagir avec les autres et à comprendre les codes sociaux, ce qui la conduit à se replier sur elle-même. 

Marvin, quant à lui, est un adolescent HPI, ce qui lui confère une grande intelligence, mais le sépare de ses pairs. Son sens aigu de l’analyse et de la réflexion le place souvent en décalage avec les autres, ce qui peut le rendre solitaire puisqu’il est souvent incompris. 

Le banc devient pour eux un lieu de refuge où ils peuvent être eux-mêmes. Esmée et Marvin partagent progressivement leurs histoires personnelles et leurs aspirations. Avec une compréhension mutuelle, ils se soutiennent et apprennent à accepter leurs différences. 

La neurodiversité et l’acceptation de soi

Le roman aborde la question de la neurodiversité, en particulier l’autisme et le Haut Potentiel Intellectuel. À travers Esmée et Marvin, Sophie Adriansen explore comment ces différences peuvent engendrer des sentiments de solitude et d’incompréhension, mais aussi comment elles peuvent être une source de force. Esmée, en étant autiste, ne comprend pas toujours les interactions sociales, mais elle a une grande sensibilité et une manière unique de percevoir le monde. Marvin, en tant que jeune HPI, est constamment à la recherche de sens et se sent souvent décalé par rapport à ses pairs. Le roman souligne l’importance de s’accepter soi-même et d’accepter les autres dans leurs différences. Le soutien et l’écoute de l’autre sont essentiels dans ce processus d’acceptation. 

La solitude et la recherche de compréhension 

Esmée et Marvin sont tous deux en quête de compréhension, mais d’une manière différente. Esmée lutte contre l’incompréhension des autres à cause de son autisme, tandis que Marvin est isolé par son intelligence et sa capacité à voir les choses sous un angle différent. Leur rencontre sur un banc du collège symbolise la possibilité de briser cette solitude grâce à une relation non soumise aux attentes sociales ou intellectuelles. Tous deux arriveront à affronter leurs peurs en participant à un atelier d’improvisation théâtrale, mais aussi à un jeu télévisé de culture générale … 

Ce roman est une ode aux liens authentiques bien au-delà des différences. 

Les dessins 

Les dessins, tout en restant subtils, jouent un rôle important pour illustrer les émotions et les états d’esprit des personnages. Les illustrations traduisent la fragilité émotionnelle d’Esmée et la richesse intellectuelle de Marvin, avec des touches de douceur qui mettent en valeur l’aspect sensible du récit. 

Le banc est souvent représenté comme un espace calme et apaisant où les personnages peuvent s’isoler lorsqu’ils se sentent incompris.
Les illustrations apportent une dimension visuelle qui enrichit le texte, créant ainsi une atmosphère intime et sensible. 

À travers les personnages d’Esmée et Marvin, l’autrice nous invite à réfléchir sur ce qui fait notre singularité. 

L’histoire montre comment l’acceptation et l’écoute  de soi aident à tisser des liens uniques et réconfortants. 

C’est pour cela que je recommande absolument la lecture de ce roman pour les adolescents qui peuvent se sentir parfois différents ou incompris. 

De plus, dans sa démarche d’inclusivité, la collection Adodys utilise une police d’écriture adaptée aux dyslexiques, un choix de papier mat pour limiter le stress visuel et une mise en page conçue pour un meilleur confort de lecture. 

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