
1 – Fiche technique de l’ouvrage
Titre : La dernière sorcière
Auteur : Catherine CUENCA
Éditeur : Talents hauts
Collection : Les héroïnes
Parution : 20 octobre 2023
Roman – 224 pages – À partir de 15 ans
Thématiques : Année 1620/1650, sorcière/guérisseuse, féminicide, guérisseuse, domination masculine, liberté
2 – L’histoire
Ce roman raconte l’histoire vraie de Michée Chauderon, une des dernières femmes pendues pour sorcellerie dans les années 1650. Michée part pour Genève après le décès de sa mère et y est embauchée comme domestique. Puisqu’elle connaît les vertus des plantes, les habitants lui demandent régulièrement de l’aide pour guérir différents maux dont ils souffrent. Un jour, Michée assiste à l’exécution d’une femme, brûlée sur la place publique après avoir été accusée de sorcellerie. Par peur, Michée quitte Genève. Et lorsqu’elle revient des années plus tard personne n’avait oublié son don de guérisseuse…
Ce roman est un récit historique puisqu’il s’inspire de faits réels. Il est très intéressant car il existe peu de romans historiques pour adolescents qui traitent de la chasse aux sorcières dans les années 1650. Il est accessible dès 15 ans, mais pas avant. En effet, l’écriture de Catherine CUENCA est réaliste, ce qui rend certaines scènes violentes pour les jeunes enfants. Le réalisme n’empêche pas cependant ce roman d’être poétique et capable de rendre compte d’une période complexe.
« Ainsi, les magistrats étaient déterminés à établir sa culpabilité par tous les moyens, allant jusqu’à refaire exécuter les examens dont les résultats n’appuyaient pas leur point de vue ! » page 195
Les deuxsujets principaux de cette fiction sont les procès pour sorcellerie et la domination masculine. Michée n’est pas seulement attaquée pour ses compétences de guérisseuse mais aussi pour sa liberté. Elle n’est pas mariée et refuse les avances des hommes. La société de l’époque condamnait cette indépendance et Michée n’avait aucun espoir de pouvoir réellement se défendre lors d’un éventuel procès. Les personnages sont attachants et crédibles. L’autrice a réussi à recréer l’atmosphère de la ville de Genève dans les années 1620.
Ce roman trouve parfaitement sa place dans la littérature de Jeunesse d’aujourd’hui car il rend compte de la condition féminine. Il peut être proposé dans le cadre d’une étude sur la condition des femmes et/ou sur les procès de sorcellerie. Il est cependant important de bien choisir la tranche d’âge avant de le proposer à une classe.